Economie

Une baisse des recettes en fin septembre (DPEE)

L’exécution budgétaire fait ressortir, au terme des neuf premiers mois de 2020, un solde global en déficit de 1195,4 milliards contre 562,2 milliards, un an auparavant, selon la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
’’Cette situation s’est traduite par une exécution soutenue des dépenses publiques associée à un repli des ressources mobilisées sur la période’’, indique la DPEE dans son point mensuel de conjoncture de septembre.
Selon le document consulté par l’APS, ‘’les dépenses sont évaluées à 3092,4 milliards, augmentant de 596,1 milliards (+23,9%), en glissement annuel’’ alors que les ressources mobilisées sont établies à 1897 milliards, soit une baisse de 37,1 milliards (-1,9%).
Les ressources (1897 milliards) sont composées de recettes budgétaires (1717,5 milliards), de dons (159,3 milliards) et de recettes exceptionnelles (20,2 milliards), explique t-on.
La DPEE relève qu’en glissement annuel, les ressources se sont contractées de 1,9% en liaison avec une baisse des recettes budgétaires (-5,1%), atténuée par une hausse des dons (+28,9%).
Elle explique que ‘’la baisse des recettes budgétaires est attribuable aussi bien aux recettes fiscales qu’aux recettes non fiscales qui se sont contractées respectivement de 4,8% et 10,9% pour s’établir à 1617,3 milliards et 100,3 milliards’’.
Selon le Point mensuel, ‘’le repli des recouvrements des recettes fiscales est induit par la baisse de l’impôt sur les revenus, l’IRVM/IRC, la TVA intérieure pétrole, les taxes spécifiques et les droits de timbre qui ont affiché des baisses respectives de 9,6 milliards, 3,2 milliards, 6 milliards, 10,6 milliards et 4,5 milliards pour s’établir à 288,5 milliards, 32,2 milliards, 8,6 milliards, 143,6 milliards et 50,4 milliards’’.
De même, indique le document, ‘’les droits et taxes mobilisés par la Douane, notamment, la TVA import (295,3 milliards) et les droits de porte (194,5 milliards) se sont inscrits sur cette dynamique de baisse et se sont repliés au même rythme de 12,9%’’.
Le texte souligne qu’en revanche, ‘’l’impôt sur les sociétés (213,3 milliards), la TVA intérieure (hors pétrole) (239,3 milliards) et le FSIPP (34,3 milliards) ont atténué cette tendance baissière avec des hausses respectives de 0,7 milliard (+ 0,3%), 17,3 milliards (+7,8%) et 20,8 milliards (+154,2%)’’.
Concernant les dépenses budgétaires, elles sont évaluées à 3092,4 milliards à fin septembre 2020 contre un montant de 2496,3 milliards, un an auparavant, soit une hausse de 596,1 milliards (+23,9%).
‘’Cette situation résulte des augmentations respectives de 26,1% et 22,6% des dépenses d’investissement et celles courantes’’, explique la DPEE.
L’augmentation des dépenses courantes ‘’est portée par la masse salariale et +les transferts et subventions+’’, relève le Point mensuel, soulignant que la masse salariale s’est conforté de 14,7% pour atteindre 619,6 milliards.
Selon la DPEE, ‘’le ratio masse salariale sur recettes fiscales est estimé à 38,3%, soit au-delà du critère de l’UEMOA (35%)’’.
Les transferts et subventions ont augmenté de 77% pour atteindre 839,6 milliards.
’’Cette forte progression est essentiellement expliquée par les prises en charge des dépenses liées au plan de contingence de la pandémie de la Covid-19’’, explique la DPEE, notant toutefois que cette orientation ‘’est atténuée par la réduction des intérêts sur la dette qui se sont repliés de 11,2 milliards pour s’établir à 237,6 milliards’’.
La Direction signale aussi que les dépenses d’investissement sont estimées à 1147 milliards, soit une hausse de 26,1%, ‘’à la faveur des investissements financés sur ressources intérieures (660,4 milliards) et ceux sur ressources extérieures (486,6 milliards)’’.
APS

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