Dakar, le 22 juillet 2025 – Un nouveau scandale secoue le paysage audiovisuel sénégalais. Dans une déclaration solennelle, Madame Oumou Wane, présidente de Citizen Media Group et propriétaire majoritaire de la chaîne Africa 7, alerte sur une vaste opération d’usurpation menée par un ancien associé, Alioune Ndiaye, qu’elle accuse de trafic d’influence et d’escroquerie.
Madame Wane a saisi le Procureur de la République du Sénégal pour dénoncer une malversation d’envergure impliquant la tentative de relance et d’exploitation frauduleuse de la chaîne Africa 7 par des individus qui n’en détiennent aucun droit légal. « Monsieur Ndiaye et ses associés illégitimes n’ont aucun lien avec Africa7. Leur démarche est une véritable escroquerie en bande organisée », affirme-t-elle.
Selon la dirigeante de Citizen Media Group, l’affaire prend une tournure politico-médiatique inquiétante. Elle évoque des pressions, des complicités institutionnelles, et une volonté manifeste de neutraliser la chaîne légitime, notamment via la suspension de sa diffusion par la TDS, sur instruction du CNRA. Cette manœuvre, selon elle, viserait à favoriser la version illégitime portée par Alioune Ndiaye, pourtant condamné dans cette même affaire.
Un usurpateur récidiviste
Fraîchement sorti de prison, M. Ndiaye continuerait à exploiter illégalement une chaîne YouTube se réclamant de la marque Africa 7, en dépit des décisions judiciaires. Dans le même temps, Africa 7 version originale se retrouve bloquée, discréditée, et déclarée « non conforme » par le ministère de la Communication, une décision que Mme Wane juge arbitraire et injustifiée.
« Alioune Ndiaye a vendu toutes ses parts et n’a plus aucun lien avec la société. Toute tentative de se présenter comme affilié à Africa 7 est mensongère et illégitime », rappelle-t-elle.
La justice comme dernier recours
Aux côtés de son associé Moussa Faye, Madame Wane entend aller jusqu’au bout pour défendre les droits de leur entreprise et rétablir la chaîne dans ses droits. « Nous dénonçons avec vigueur ce trafic d’influence, cette tentative d’escroquerie et les complicités manifestes au sein même de certaines institutions. La vraie Africa 7 ne se taira pas. »
Cette affaire soulève des questions majeures sur la protection des entreprises audiovisuelles, l’intégrité des régulateurs et les dérives possibles dans la gestion des fréquences au Sénégal. En attendant les suites judiciaires, le public reste en proie à la confusion, entre chaîne légitime muselée et version pirate amplifiée.
Seydina Seck


