Dakar, le 6 août 2025 — La Cour suprême inflige une nouvelle déconvenue au pouvoir en place. Dans une décision rendue récemment, la Haute juridiction a annulé l’arrêté du ministre de la Santé portant nomination du directeur du Centre Talibou Dabo. Motif : le non-respect du parallélisme des formes, un principe fondamental du droit administratif.
Selon les éléments du dossier, cette nomination avait été contestée devant les juridictions administratives, les requérants dénonçant une procédure entachée d’irrégularités. En effet, la juridiction suprême a estimé que les formes ayant prévalu à la révocation de l’ancien directeur devaient être rigoureusement identiques à celles de sa nomination.
Ce jugement confirme une tendance de plus en plus marquée au sein de l’appareil judiciaire sénégalais : celle de faire respecter strictement l’État de droit, même face à des décisions émanant des plus hautes autorités administratives.
Cette annulation pourrait provoquer une onde de choc au sein du ministère de la Santé et relancer le débat sur la légalité de plusieurs autres nominations faites dans des circonstances similaires. Affaire à suivre.


