La Direction de Sen TV annonce avoir donné instruction à ses avocats d’engager une procédure judiciaire contre Cheikh Bara Ndiaye, après des déclarations publiques dans lesquelles le tradipraticien et membre de Pastef aurait accusé la chaîne de corruption. La télévision affirme vouloir obtenir que l’auteur de ces accusations en apporte les preuves devant la justice.
Sen TV saisit ses avocats
Dans un communiqué publié ce dimanche 4 octobre 2026, la Direction de Sen TV dit avoir pris connaissance des déclarations publiques de Cheikh Bara Ndiaye mettant en cause la chaîne et évoquant des accusations de corruption.
Face à la gravité de ces propos, la direction estime que de telles accusations, susceptibles de porter atteinte à son image, son honneur et sa réputation, doivent être étayées par des éléments concrets.
« Aucune accusation de cette nature ne saurait être formulée publiquement sans que son auteur soit en mesure d’en établir les preuves », indique la Direction de Sen TV.
Une procédure pour établir les faits
La chaîne annonce ainsi avoir formellement instruit ses avocats de saisir la justice et d’engager « toutes les procédures appropriées ».
L’objectif affiché est notamment de permettre à Cheikh Bara Ndiaye de produire les éléments matériels susceptibles de justifier les accusations qu’il aurait publiquement formulées à l’encontre de Sen TV.
La Direction précise que cette démarche vise à faire la lumière sur cette affaire dans le respect de l’État de droit, du principe du contradictoire et des procédures prévues par la législation.
Sen TV défend son indépendance éditoriale
Dans son communiqué, Sen TV réaffirme également sa volonté de protéger ses droits, ses intérêts ainsi que l’intégrité professionnelle de ses collaborateurs.
La chaîne assure qu’elle entend utiliser toutes les voies légales pour répondre à ce qu’elle qualifie d’« allégations mensongères » et indique qu’elle ne souhaite pas que son nom ou son indépendance éditoriale soient mis en cause sur cette base.
La procédure annoncée devra désormais permettre aux parties de présenter leurs arguments et, le cas échéant, les éléments venant étayer leurs positions devant les juridictions compétentes.


