Politique

Alliance Macky-Idy : quand l’artisan de ces retrouvailles est royalement zappé

Dans l’amertume après bilan, les conséquences de son action lui valent regrets. Le secrétaire général de Rewmi est l’homme qui n’a rien tiré de son exploit.

Alors secrétaire aux relations extérieures du Pds du temps de Abdoulaye Wade, l’allemand libéral après avoir eu à gérer les ministères de l’environnement et de la coopération internationale est devenu aujourd’hui le numéro deux du parti d’Idrissa Seck. L’homme au parcours symbolique et tortueux dans la pratique politique.Depuis l’annonce des discussions secrètes par le très réseauté Cheikh Yérim Seck, les observateurs avertis commençaient à scruter l’horizon des probables retrouvailles entre deux hommes que tout semblait définitivement séparer. Seulement, c’était sans compter avec les manœuvres de Lamine Bâ. Usant de son portefeuille jusque-là intact, son carnet d’adresse internationale lui a facilité (pas sans difficulté) l’exploit de réunir les deux hommes. Et selon des sources formelles, l’actuel ambassadeur d’Allemagne au Sénégal a été mis à profit dans cette perspective. Une information à prendre au sérieux si l’on part du postulat que même sans responsabilité d’Etat, Lamine est très écouté et apprécié par Angella Merkel. Une estime qui s’explique en grande partie par le parcours académique du secrétaire général de Rewmi en Allemagne où il a décroché un Doctorat d’Etat en Sciences Politiques. Les choses étaient complexes au départ car ni Macky Sall, encore moins Idrissa Seck ne voulaient de cette rencontre. Il a fallu d’intenses pressions internationales pour les contraindre à s’asseoir et à trouver un modus operandi pour un gouvernement d’union. Idrissa réclamait en sus du Conseil économique, social et environnemental, quatre postes de ministères et autant de directions. Un point qui a retardé l’élargissement du nouveau gouvernement qui a vu le sacrifice des apéristes de la première heure.

Trois mois et 17 jours de négociations

Entre Fann Résidence et la maison du Point E, que d’intenses ballets des plénipotentiaires. Le trotskiste en chef du palais, Saleh et le colonel Cissé, cet homme des combinaisons, ont eu du mal avec le staff restreint d’Idrissa Seck, Lamine Bâ et Diattara, à s’entendre. C’est en cette étape, nous dit-on, que la chancellerie allemande est entrée en action. Une semaine avant cette rencontre, on ne sait par quelle magie, l’information a-t-elle fuitée pour atterrir dans les oreilles tendues de l’ancien journaliste de Jeune Afrique. Cheikh Yérim Seck, dans sa dynamique, s’est empressé de vendre la mèche. Une fuite qui a ralenti le processus des négociations. Pendant un mois, point de rencontre. Point mort total, histoire de tuer le poussin dans l’œuf. Et comme de part et d’autre, on était pressé de servir “le plat” aux sénégalais, comme par magie, tout s’accélère. A l’heure des retrouvailles, Lamine Bâ, qui s’est tant donné, a été complétement zappé. Ni ministre ni directeur. Des informations faisaient état de son atterrissage à la direction du Coud mais au finish le maire lui est préféré. Certainement meurtri encore par cette tortuosité mais rien ne devrait le surprendre. Pour rappel, au temps de la fronde, il était le cerveau de l’opération de liquidation contre Idrissa Seck avec les Farba Senghor, Abdoulaye Faye, Cheikh Sadibou Fall et autres frondeurs.

Rewmi

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