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Guy Marius Sagna: “Un État contrôlé par l’étranger qui crie contre le “financement étranger””

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Le secrétaire administratif du Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (Frapp France dégage) s’est fendu d’un post sur sa page Facebook, ce lundi, pour décrier “l’Etat colonial” dont le Sénégal est victime depuis des décennies. Aussi, il dénonce l’attitude du ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Diome qui menace de dissoudre le pari Pastef en cas de financements illégaux provenant de l’étranger. 

Texte in extenso:

Cet État néocolonial,
Un État, mendiant international,
Qui se couche devant la France impériale
Qui supplie le fonds monétaire international
Qui s’agenouille devant la Banque mondiale
Ne menace-t-il pas la souveraineté nationale?
APE, signé
Eau, privatisée
Santé, perfusée
Autoroute, piégée
Éducation, “genrée”
Thiaroye 44, oublié
Monnaie, colonisée
Téléphone, privatisé
Commerce intérieur, accaparé
Ressources halieutiques, bradées
Présence militaire étrangère, autorisée
Photographe du palais présidentiel, “francisé”
Secteur bancaire et des assurances, dominé
Qui menace la sécurité nationale ?
Cette loi sur l’interdiction du financement des partis politiques par l’étranger n’avait qu’un objectif.
Alors que le Parti-État a accès de manière illimitée aux deniers publics, au décret de nomination à tous les emplois, au foncier…cette loi ne visait pas à contribuer à garantir la souveraineté nationale – malgré le prétexte invoqué – mais à asphyxier les partis politiques d’opposition en l’absence d’une loi sur le financement des partis politiques.
Un parti ou un État soucieux de la souveraineté nationale commence d’abord par rompre d’avec tout ce qui contrôle son économie, sa monnaie, sa santé, son éducation, sa sécurité, sa culture…Et sur ce plan, le président Macky Sall n’est pas un modèle.

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