Consensus ou passage en force ? Me Tine recadre les députés de Pastef

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Me Abdoulaye Tine, membre de la coalition Coalition Diomaye Président, a exprimé des réserves lors de la conférence de presse de ce lundi, nuançant le consensus présenté par Aminata Touré.

S’il dit partager l’esprit des réformes — notamment la ضرورة de mettre fin à l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques — il s’oppose fermement à la méthode choisie pour modifier les articles L.29 et L.30 du Code électoral.

L’avocat a tenu à rappeler son engagement historique, évoquant son rôle au sein du Mouvement du 23 juin (M23), où il militait aux côtés d’Aminata Touré dans un contexte marqué par la répression de l’opposition. Il a également souligné son action juridique contre la loi sur le parrainage, qu’il avait contestée entre 2018 et 2019 devant la Cour de justice de la CEDEAO, en s’appuyant déjà sur la notion d’urgence.

C’est précisément sur ce point qu’il concentre aujourd’hui ses critiques. Selon lui, l’argument d’une procédure d’urgence avancé par le gouvernement ne repose sur aucune contrainte réelle, la prochaine présidentielle étant prévue en 2027. Il juge donc injustifié de contourner les mécanismes classiques de concertation.

Me Tine déplore en particulier l’absence d’inclusion de l’opposition et de la société civile dans ce processus, y voyant une rupture avec l’esprit de consensus issu des concertations nationales, notamment les assises de la justice et le dialogue sur le système politique.

À ses yeux, les réformes en question faisaient déjà partie des conclusions de ces cadres de discussion. Le problème ne réside donc pas dans leur contenu, mais dans la démarche adoptée pour leur mise en œuvre, qu’il considère comme unilatérale et en décalage avec la dynamique inclusive initialement engagée.

Dakarinfos.com

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