L’Assemblée nationale a adopté, à une large majorité, la proposition de loi n°11/2026 modifiant la loi n°2021-35 du 23 juillet 2021 portant Code électoral. Le texte, qui concerne notamment la révision des articles L29 et L30, marque une nouvelle étape dans l’évolution du cadre juridique électoral.
Au total, 141 députés ont pris part au scrutin. Parmi eux, 128 ont voté en faveur du texte, 11 s’y sont opposés, tandis que 2 parlementaires ont choisi de s’abstenir. Ce vote traduit un soutien significatif à la réforme, malgré l’existence de voix discordantes au sein de l’hémicycle.
Toutefois, cette adoption ne devrait pas clore le débat. Aissata Tall Sall a annoncé l’introduction prochaine d’un recours devant le Conseil constitutionnel. L’objectif est de contester la conformité du texte aux dispositions de la Constitution, ouvrant ainsi une nouvelle phase juridique autour de cette réforme.
Ce recours intervient dans un contexte marqué par une vigilance accrue de la juridiction constitutionnelle. Ces derniers mois, le Conseil constitutionnel s’est déjà illustré en rejetant plusieurs textes adoptés par le Parlement, notamment la loi modifiant l’amnistie, celle relative à l’audition des juges par l’Assemblée nationale, ainsi qu’un projet portant sur la régulation des médias.
Dans ce climat, la décision à venir du Conseil constitutionnel sera scrutée de près, tant par les acteurs politiques que par l’opinion publique, alors que les enjeux liés au cadre électoral restent au cœur du débat démocratique.



