Affaire Mouhamed Aly Srour : Moustapha Ndiaye livre sa version des faits

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L’affaire opposant Mouhamed Aly Srour à Moustapha Ndiaye continue de susciter une vive émotion au Sénégal. Après l’expulsion de la famille Srour de la maison qu’elle occupait à la Cité Mourtalla, sur la VDN, une vague de solidarité s’est développée sur les réseaux sociaux, avec notamment une cagnotte destinée à permettre à l’ancien occupant de racheter le terrain litigieux.

Dans un entretien accordé à L’Observateur, l’homme d’affaires a cependant rejeté toute possibilité de céder la parcelle, tout en livrant sa version des faits.

« Il s’est mis à genoux et a éclaté en sanglots »

Selon Moustapha Ndiaye, il aurait acquis le terrain il y a environ sept ou huit ans avant de découvrir qu’une construction y avait été entamée sans son accord. Alerté par des proches chargés de surveiller la parcelle, il affirme s’être rendu sur place puis avoir saisi la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (DSCOS).

Quelques jours plus tard, raconte-t-il, Mouhamed Aly Srour se serait présenté à son bureau pour solliciter une solution.

« Dès qu’il a franchi le pas, il s’est mis à genoux et a éclaté en sanglots », confie Ndiaye.

Touché par le récit de celui qui disait avoir été victime d’une escroquerie foncière et avoir investi toutes ses économies dans la construction, l’homme d’affaires affirme avoir accepté de lui vendre le terrain pour 50 millions FCFA, avec possibilité de paiement échelonné.

Une tentative de revente qui aurait fait basculer le dossier

Moustapha Ndiaye explique toutefois qu’un ami travaillant dans une étude notariale l’aurait ensuite alerté sur une tentative de vente du terrain à l’aide d’une procuration portant son identité.

Selon lui, Mouhamed Aly Srour aurait tenté de remettre le terrain sur le marché avec l’aide de la femme qui lui aurait initialement vendu la parcelle. Ndiaye affirme avoir alors immédiatement annulé leur accord et engagé une procédure judiciaire.

« Désormais, il n’y avait plus d’accord entre nous », affirme-t-il.

Il ajoute avoir remporté les différentes étapes de la procédure judiciaire pendant que la maison continuait d’être construite puis habitée.

Dix millions FCFA pour faciliter le départ

Toujours selon le récit de l’homme d’affaires, plusieurs médiations auraient ensuite été entreprises afin de trouver une issue amiable. À la demande d’un notable et d’un imam du quartier, Ndiaye dit avoir accepté de remettre 10 millions FCFA à Mouhamed Aly Srour pour financer son déménagement.

Il soutient qu’une décharge aurait été signée en décembre 2025 devant témoins, engageant l’occupant à quitter les lieux en février 2026.

Mais d’après Ndiaye, cet engagement n’aurait finalement pas été respecté.

« Ce n’est plus une question d’argent »

Alors qu’une mobilisation citoyenne tente aujourd’hui de réunir des fonds pour sauver la villa de la famille expulsée, Moustapha Ndiaye se montre catégorique : il refuse désormais toute vente du terrain.

« Ce n’est plus une question d’argent. C’est une question de principe », déclare-t-il.

Il qualifie à plusieurs reprises Mouhamed Aly Srour de « manipulateur » et affirme ne plus vouloir entretenir de relations avec lui, malgré l’émotion suscitée par cette affaire dans l’opinion publique.

À ce stade, les déclarations de Moustapha Ndiaye constituent la version d’une des parties au conflit. Les documents évoqués dans l’entretien, notamment la décharge mentionnée, n’ont pas fait l’objet d’une authentification publique indépendante.

 

L’Observateur

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