Fonds COVID : 2,5 milliards en cash, des aveux, des faux, et une fuite… Jusqu’où ira l’impunité ?

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C’est une nouvelle vague d’arrestations qui secoue la République. La Division des investigations criminelles (DIC) poursuit son opération « mains propres » dans le dossier explosif de la gestion des fonds COVID. Une affaire qui révèle, jour après jour, l’ampleur du pillage organisé autour d’un argent censé sauver des vies en pleine pandémie.

Cette fois, quatre nouveaux noms s’ajoutent à la longue liste des mis en cause : Ndèye Aminata Loum, ex-DAGE du ministère du Développement industriel, Mouhamadou Bamba Amar (aide-comptable), Pierre Malick Ndong (agent administratif) et Oumar Ngalla Faye (comptable). Tous ont été arrêtés et conduits au parquet. Mais c’est Mouhamadou Bamba Amar qui, face aux enquêteurs, craque et balance tout : les détails d’un circuit d’argent sale, les méthodes, les complices, et surtout, le retrait en liquide de 2,5 milliards de francs CFA. Oui, en liquide. En pleine crise sanitaire.

Mais l’affaire prend un tournant encore plus sombre : l’ancien gestionnaire des fonds, cité au cœur du dispositif, est désormais introuvable. En cavale. Et pendant ce temps, le peuple attend justice.

Autre dossier, autre ministère, même scénario : au ministère de la Femme, Djiby Diakhaté, ex-DAGE, est lui aussi tombé. Accusé d’avoir orchestré des paiements frauduleux et imité des signatures officielles, il a été arrêté avec deux anciens collaborateurs : Ndongo Mbaye, qui a reconnu l’usage de faux, et Mamadou Gueye Dramé, l’un des bénéficiaires des détournements.

Ce scandale met à nu une réalité que beaucoup soupçonnaient : pendant que les citoyens étaient confinés, masqués, parfois affamés, des fonctionnaires sans scrupule se partageaient le butin. Une tragédie administrative doublée d’une trahison morale.

La question est désormais sur toutes les lèvres : qui d’autre ? Et surtout, jusqu’où ira la justice ?
Parce que le peuple, lui, n’oubliera pas.

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