Une scène digne d’un film d’action s’est déroulée dans la nuit de dimanche à lundi à Mbour. Vers 3 heures du matin, une quinzaine d’individus encagoulés et lourdement armés ont fait irruption dans un point de transfert d’argent situé au croisement de Kaolack, à proximité de la Banque Islamique.
Selon les informations de Dakaractu Mbour, les malfaiteurs auraient profité de la pluie et d’une coupure d’électricité pour passer à l’action. Des coups de feu auraient été tirés au cours de l’opération, semant la panique dans le secteur.
Le commando aurait réussi à emporter un butin estimé à 76 millions de francs CFA. Le local ciblé appartient à Cheikh Dramé.
Un premier véhicule volé avant le braquage
Le scénario aurait commencé quelques heures plus tôt. Les malfaiteurs auraient d’abord volé un Toyota Hilux appartenant à Amadou Ba, de l’ONCAD. Mais le véhicule serait tombé en panne, contraignant les individus à l’abandonner.
Ils auraient ensuite jeté leur dévolu sur un pick-up blanc à Espagne, qu’ils auraient utilisé pour se rendre sur les lieux du braquage.
Dans la même nuit, un autre véhicule, un Mitsubishi L200 immatriculé AA-256-HG et appartenant à M. Ngor Ndiaye, originaire de Toucar, a également été signalé volé vers 3 heures du matin.
Les caméras de surveillance n’auraient rien enregistré
Alors que les lieux se trouvent à proximité immédiate de la Banque Islamique et de son dispositif de vidéosurveillance, aucune image exploitable des braqueurs n’aurait été enregistrée.
Cette situation serait directement liée à la coupure d’électricité survenue au moment des faits. Les caméras n’auraient ainsi pas fonctionné normalement, privant les enquêteurs d’un élément potentiellement précieux pour identifier les membres du commando.
Le L200 retrouvé à Gandigal
Le véhicule de M. Ngor Ndiaye a finalement été retrouvé à Gandigal.
Une enquête est en cours au PPD de Diamaguène afin de faire toute la lumière sur cette série de vols de véhicules et sur le braquage du point de transfert d’argent.
Avec un commando composé d’une quinzaine d’hommes, des armes à feu, une coupure d’électricité, une pluie battante et un butin estimé à 76 millions de francs CFA, cette affaire suscite de nombreuses interrogations dans la zone.


