DPG du premier ministre : Au-delà des divergences politiques, le Sénégal ! (Par L’ Observatrice)

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A l’issue de la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier Ministre Al Aminou LO, il est important de se féliciter de la qualité du débat entre l’Exécutif et le Parlement, malgré quelques incidents regrettables.

Félicitations au Premier Ministre Al Aminou LO pour avoir eu le courage et la responsabilité républicaine de se présenter devant l’Assemblée nationale, malgré une majorité parlementaire qui ne lui est pas favorable. La République a été placée au cœur de cette séquence. L’article 55 de la Constitution dispose en effet qu’« après sa nomination, le Premier Ministre fait sa Déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale ». En se conformant à cette obligation constitutionnelle, le Premier Ministre a adopté une posture profondément républicaine, démontrant que, pour faire avancer un pays, le dialogue entre les institutions, le respect de la Constitution ainsi que des dispositions légales et réglementaires sont indispensables.

Il mérite également d’être félicité pour avoir répondu, sans objection, à la nouvelle programmation de sa DPG par l’Assemblée nationale, après le report de la première programmation du 1er septembre 2026. Cette séquence, qui a donné lieu à des interprétations et à des débats sur les modalités de fixation de la date, n’a finalement pas empêché les institutions de trouver un cadre permettant la tenue de la DPG le 8 septembre 2026. Ce comportement est inspirant pour toutes les personnes qui ont fait le choix de servir la Nation : au-delà des personnes et des divergences, c’est l’Etat et la République qui doivent demeurer au-dessus de tout.

Le Premier Ministre mérite enfin des félicitations sur la forme de sa communication, tenue avec calme, sérénité et loyauté à l’égard du Président de la République, Bassirou Diomaye FAYE, dont il a défendu l’engagement, les valeurs et l’attachement au Projet porté par PASTEF – Les Patriotes.

L’Assemblée nationale doit elle aussi être félicitée pour avoir animé des débats d’idées essentiellement articulés autour des engagements et des promesses du programme « Diomaye Président ». Nos parlementaires ont rappelé, à travers leurs différentes interventions, leur volonté d’être les porte-voix et les défenseurs des préoccupations du peuple, ainsi que les garants de la mise en œuvre du programme sur lequel le Président de la République a été élu. Certes, certaines prises de parole ont parfois été houleuses, voire désagréables. Mais la démocratie suppose aussi la confrontation des idées et l’expression des frustrations qui traversent la société. Dans un contexte particulièrement difficile, marqué par la cherté de la vie et les difficultés quotidiennes de nombreux ménages, les représentants du peuple ont aussi le devoir de rappeler les urgences des territoires et les attentes des populations.

Enfin, il faut saluer le Président de l’Assemblée nationale, Ousmane SONKO, qui a fait preuve de hauteur et dirigé les débats avec responsabilité. La tâche n’était pourtant pas gagnée d’avance. Alors que certains évoquaient de plus en plus ouvertement une possible crise institutionnelle et que d’aucuns s’attendaient à une motion de censure contre le Gouvernement, le Président de l’Assemblée nationale a montré qu’une divergence politique ne doit pas nécessairement conduire à une crise institutionnelle. Les institutions peuvent être traversées par des désaccords, parfois profonds, tout en poursuivant un même objectif : servir le Sénégal et améliorer les conditions de vie de ses populations.

Il a également été particulièrement rassurant d’entendre le Président SONKO rappeler qu’au-delà de la DPG, l’Assemblée nationale attend désormais sa traduction concrète, notamment à travers la Loi de finances rectificative et la Loi de finances initiale, qui mobiliseront pleinement l’attention du Parlement.

Le message est clair : les Sénégalais attendent désormais des actes. Le Parlement entend exercer pleinement son rôle de contrôle et de vigilance afin que les décisions prises et les engagements contractés au nom du Sénégal le soient dans l’intérêt exclusif des populations et de la Nation. Le Sénégal a encore démontré hier que la grandeur d’une République réside aussi dans la capacité de ses institutions à dialoguer, à se respecter et à dépasser leurs divergences pour préserver l’essentiel.

Les débats sont terminés. Après les paroles, place au travail. Le peuple sénégalais attend, espère et observe. Au-delà des divergences politiques, une seule priorité doit nous rassembler : le Sénégal.

 

Par L’Observatrice

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