Les enquêteurs de la Division spéciale de cybersécurité (DSC) ont réussi à déverrouiller l’iPhone 16 de El Hadji Babacar Dioum, alias « Kocc Barma », qui avait déclaré avoir oublié le code de son téléphone.
Détenu depuis juin 2025, le mis en cause a ainsi été extrait de prison afin d’être soumis à de nouvelles auditions portant notamment sur le contenu de son appareil.
Selon le quotidien Libération, à l’origine de ces révélations, les enquêteurs ont découvert, grâce à leur travail technique, « plusieurs éléments compromettants » et seraient parvenus à identifier plusieurs « correspondants » de Kocc Barma.
Ces nouveaux éléments ont conduit le doyen des juges à élargir les investigations. Le magistrat instructeur aurait demandé aux enquêteurs d’identifier, d’interpeller et de présenter à son cabinet toutes les personnes susceptibles d’être impliquées dans les faits, en qualité de complices, coauteurs ou receleurs.
L’enquête porte également sur les communications et les avoirs du mis en cause. Des réquisitions auraient été adressées aux différents opérateurs téléphoniques afin d’identifier les numéros et abonnements souscrits au nom de El Hadji Babacar Dioum.
Le magistrat instructeur aurait également saisi l’administrateur des greffes du Tribunal de commerce de Dakar pour identifier les fonds inscrits au nom de Kocc Barma ainsi que ceux de ses proches.
Dans le même cadre, la DSC aurait reçu instruction de solliciter la Police des frontières afin de retracer les différentes sorties du territoire de El Hadji Babacar Dioum entre 2017 et 2025.
Selon Libération, les enquêteurs cherchent notamment à déterminer l’étendue d’un éventuel réseau transfrontalier dans lequel Kocc Barma serait impliqué, aux côtés de son coïnculpé El Hadji Assane Demba, alias « Leuk Daour ».
Les deux hommes sont placés sous mandat de dépôt depuis juin 2025. Ils sont poursuivis, selon les éléments rapportés dans cette affaire, pour association de malfaiteurs, collecte illicite de données, diffusion de données à caractère personnel, atteinte à l’intimité de la vie privée, diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs, pornographie enfantine, pédophilie, extorsion de fonds et complicité de ces faits.


