Ndiaga Seck face aux enquêteurs : Des échanges et images compromettantes au cœur du dossier

Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp

Arrêté vendredi sur délégation par la Division des investigations criminelles (Dic) et acheminé à Linguère, Ndiaga Seck a été entendu, en présence de son conseil, dans le cadre de l’affaire tentaculaire d’association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, incitation à la débauche, collecte de données à caractère pornographiques, diffusion d’images à caractère pornographiques, mise en danger de la vie d’autrui, transmission volontaire du Vih/Sida et acte contre nature où 22 personnes, dont son accusateur, sont déjà placées sous mandat de dépôt par le doyen des juges du tribunal de Louga.

 

Comme le révélait Libération, Ndiaga Seck a été «invité» dans ce dossier par Ahmadou Lamine Dia (49 ans), se disant agent de la Cse, domicilié à Mérina Ndiaye (Dahra). Lors de son audition, Ahmadou Lamine Dia avait révélé avoir été initié à l’homosexualité par un métisse cap-verdien du nom de Rodriguez. Il ajoutait que, parmi ses partenaires avec qui il a eu plusieurs relations sexuelles, figurait Ndiaga Seck qu’il aurait perdu de vue par la suite. Au-delà de ces aveux, Ahmadou Lamine Dia avait exhibé, devant les policiers, plusieurs messages sulfureux et contenus sexuels partagés avec Ndiaga Seck.

 

Selon les informations toujours de Libération, il s’agit de messages et de photos à caractère s€xu€l échangés sur la période allant d’octobre 2010 à mars 2013. «Nékhone naa dembeu», «naam naa sa affaire bii», «sa affaire bii reuyneu»…, autant de messages du genre qui renseignent nettement sur le caractère de la relation entre Ahmadou Lamine Dia et Ndiaga Seck.

 

Mis devant les messages où son nom et son numéro de téléphone apparaissent clairement, Ndiaga Seck les a reconnus. Évasif, il a ajouté, malgré tout, n’avoir pas couché avec Ahmadou Lamine Dia. Mais, lors d’une confrontation, Ahmadou Lamine Dia a persisté et signé que Ndiaga Seck était son «amour» avec qui il a couché à plusieurs reprises.

 

Par ailleurs, Interpellé sur ses relations avec le milieu h0m0s€xu€l, Ndiaga Seck a reconnu recevoir des appels de personnes ayant cette orientation. Seulement, il prétend qu’il s’agirait d’un «harcèlement» après qu’une dame l’a présenté comme un h0m0s€xu€l. Selon lui, à chaque fois qu’il recevait un appel du genre, il sensibilisait la personne au bout du fil.

 

Si Ahmadou Lamine Dia avait révélé aux enquêteurs être positif au Vih depuis 2013, les tests effectués sur Ndiaga Seck se sont révélés négatifs. Par ailleurs, après une exploitation sommaire, le téléphone de Ndiaga Seck sera envoyé à la Dsc, déjà impliquée dans le dossier, pour des investigations techniques plus approfondies.

 

En attendant, Ndiaga Seck devrait être présenté au magistrat instructeur, dans les prochaines heures, pour association de malfaiteurs et actes contre nature dans cette affaire qui n’a pas fini de révéler tous ses secrets. En effet, Libération a appris que 17 autres personnes au moins, issues de divers secteurs, sont le coup d’avis de recherches dans ce qui apparaît comme un vaste réseau de dépravation des mœurs.

 

 

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *