Le magistrat Ousmane Diagne a été nommé, ce lundi 13 juillet 2026, président du Conseil constitutionnel par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Il succède à feu Mamadou Badio Camara, décédé récemment, et prend les rênes de la plus haute juridiction chargée de veiller au respect de la Constitution et de trancher les contentieux électoraux.
Figure respectée de la magistrature sénégalaise, Ousmane Diagne affiche un parcours riche de plusieurs décennies au sein de l’appareil judiciaire. Magistrat de carrière, il a notamment occupé les fonctions de procureur général près la Cour d’appel de Dakar, puis de premier avocat général près la Cour suprême, où il s’est distingué par sa maîtrise des dossiers judiciaires et son attachement au respect de l’État de droit.
Son expérience l’a conduit au sommet de l’exécutif judiciaire lorsqu’il a été nommé ministre de la Justice, Garde des Sceaux. À ce poste, il a piloté plusieurs chantiers liés à la modernisation de la justice et aux réformes institutionnelles avant de quitter le gouvernement.
Sa nomination intervient dans un contexte institutionnel particulièrement sensible, quelques jours après une décision majeure du Conseil constitutionnel sur la révision de la Constitution. En devenant président de cette haute juridiction, Ousmane Diagne aura la responsabilité de garantir l’indépendance de l’institution, de contrôler la conformité des lois à la Constitution et de superviser les contentieux liés aux grandes consultations électorales.
Reconnu pour sa discrétion, sa rigueur et sa solide connaissance du droit, Ousmane Diagne entame un mandat qui sera scruté de près, dans un contexte où le rôle du Conseil constitutionnel demeure au cœur des équilibres institutionnels du Sénégal.


