Sénégal–FMI : accord sur le misreporting, bras de fer sur le futur programme

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Les discussions entre l’État du Sénégal et le FMI ont officiellement repris le 19 janvier 2026, marquées par l’arrivée de la nouvelle cheffe de mission, Mme Vera Mercedes. Dès cette rencontre, les autorités sénégalaises ont mis sur la table deux dossiers majeurs : le misreporting et la négociation d’un nouveau programme.

Sur le premier point, le ministre des Finances, Cheikh Diba, se veut rassurant. Selon lui, un consensus a été trouvé sur l’essentiel : audit de la dette, correction des statistiques des finances publiques, indicateurs quantitatifs et matrice des réformes. Le processus de redressement proposé par le Sénégal a également été validé.

Quelques mesures préalables restent toutefois à finaliser avant la tenue du Conseil d’administration du FMI, mais pour Dakar, « le problème ne se pose plus » sur ce volet.

En revanche, les négociations sur un nouveau programme restent tendues. Les divergences persistent, notamment sur les projections de croissance. Le Sénégal juge les hypothèses du FMI trop pessimistes, tandis que l’institution financière internationale estime les prévisions de Dakar trop optimistes.

Malgré ces désaccords, les deux parties poursuivent les discussions pour rapprocher leurs positions, avec un cadrage macroéconomique récemment actualisé par le FMI.

L’enjeu central demeure le volume de financements à mobiliser sur la période 2026-2028. Un désaccord sur ce point pourrait alourdir les besoins de financement et compliquer l’accès aux marchés, poussant le FMI à évoquer l’option d’une restructuration.

À l’inverse, un compromis sur les indicateurs clés permettrait de réduire les besoins et d’assurer un bouclage plus soutenable du financement de l’économie sénégalaise.

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