Huit femmes présumées lesbiennes ont été inculpées puis placées sous mandat de dépôt hier par le juge d’instruction du deuxième cabinet près le tribunal de grande instance de Pikine Guédiawaye. Il s’agit de F. MAR (31 ans), célibataire sans enfant et ménagère, domiciliée à la Cité Gabon ; M.D. FALL (23 ans), célibataire sans enfant et ménagère, domiciliée à Diamniadio ; M.D. GUEYE (26 ans), célibataire sans enfant et sans emploi, domiciliée à la Cité Safa, à Rufisque ; M. NDIAYE, alias « Mathiou » (22 ans), célibataire sans enfant et sans qualification, domiciliée à Rufisque ; M. MBALLO (22 ans), célibataire sans enfant et serveuse, domiciliée à Mbour ; A. DIOP (21 ans), célibataire sans enfant et élève, domiciliée à Rufisque ; A. MBENGUE (21 ans), célibataire sans enfant et sans qualification, domiciliée à Rufisque ; et M. SARR (24 ans), mère de trois enfants et vendeuse, domiciliée aux Parcelles Assainies, unité 16.
Elles ont été déférées par la Brigade de Recherches de Keur Massar pour association de malfaiteurs, acte contre nature, injures et menaces au préjudice de la nommée A.M. DIOP.
Des échanges qui trahissent un réseau
Dans le cadre d’une enquête ouverte pour acte contre nature, le procès-verbal d’exploitation technique aurait révélé l’existence d’échanges et de discussions entre plusieurs jeunes femmes constituées en bande. Les investigations menées par la Brigade de Recherches de Keur Massar auraient permis d’identifier, au sein de ce groupe exclusivement féminin, plusieurs éléments entretenant, selon l’enquête, des rapports de contre nature.
L’exploitation des communications téléphoniques de F. MAR, alias « Feuzz », dont la relation avec sa partenaire présumée M.D. FALL serait établie, aurait révélé des échanges de messages avec M. SARR, elle-même en lien avec une dénommée « Ponzy » ; avec M. NDIAYE, dite « Mathiou », en lien avec une dénommée « Zeï » ; et avec M.D. GUEYE, en lien avec A. MBENGUE.
L’analyse de ces communications aurait mis au jour des propos à connotation homosexuelle non équivoque, ainsi que des images à caractère pornographique impliquant exclusivement des femmes. Ces échanges auraient permis de fixer des rendez-vous destinés à la pratique de tels actes dans des appartements loués à Dakar. Selon les éléments de l’enquête, cette bande aurait des ramifications à Thiès, où les nommées Maguette SY, alias « Maxita », et Coura BB seraient fortement impliquées dans les faits.
Interpellations et gardes à vue
Forts de ces éléments, les enquêteurs auraient entrepris les opérations nécessaires en vue de l’interpellation de M.D. GUEYE. Les investigations auraient permis de la localiser et de l’interpeller, selon les déclarations de notre source, en compagnie de quatre autres
jeunes femmes vivant dans un appartement qu’elle aurait pris en location. Elles auraient ensuite été conduites à l’unité et placées en garde à vue.
Entendues sur les faits, F. MAR, M. SARR et M. NDIAYE, dite « Mathiou », auraient reconnu les faits , contrairement au reste du groupe, qui aurait fait de la dénégation sa méthode de défense. Toutefois, l’exploitation manuelle de leurs téléphones aurait permis de découvrir des messages et des images à caractère obscène, ainsi que des échanges de messages d’amour entre certaines des mises en cause. L’exploitation technique complémentaire devrait permettre d’en savoir davantage sur les pratiques présumées de cette bande.


